11/12/2025
Dans le cadre de la coopération entre les Forces de sécurité intérieure et les institutions de la société civile, et à l’occasion de la « Journée internationale des droits de l’homme », une conférence nationale s’est tenue le matin du 10 décembre 2025 à l’hôtel Mövenpick de Raouche, sous le patronage du directeur général des Forces de sécurité intérieure, le major-général Raed Abdullah, sur le thème « Combattre la criminalité transnationale organisée à la lumière des défis actuels : entre réalité et respect des droits de l’homme ». Organisée par le Bureau central national d’Interpol au Liban et l’organisation « Justice sans frontières », la conférence s’est tenue en présence du chef de la Division des liaisons internationales, le général de brigade Rony Bitar, représentant le parrain de l’événement, le chef du Bureau central national d’Interpol à Beyrouth, le général de division Raed Abdullah. Ont également participé le vice-président du Comité de surveillance des dossiers d’Interpol, le colonel-docteur Mohammad Qamra, Brigitte Chalbian, directrice de l’organisation « Justice sans frontières », le général de division Ibrahim Basbous, ancien directeur général des Forces de sécurité intérieure, un représentant de la Direction du droit international humanitaire et des droits de l’homme de l’Armée libanaise, des représentants du ministère de la Défense et de la Direction générale de la Sûreté générale, des avocats, des magistrats, des représentants des institutions militaires et de sécurité, des organisations internationales et de la société civile, des ambassades et des syndicats. La conférence a débuté par l’hymne national, suivi d’un discours de bienvenue du journaliste Joseph Ibrahim. Discours de l’avocat Chalbian : « Notre rassemblement à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’homme revêt une importance capitale. Il nous rappelle que les droits ne se préservent pas par des slogans ni ne se protègent par de simples intentions, mais bien par un système juridique, sécuritaire, judiciaire et institutionnel intégré, capable de garantir la sécurité des êtres humains, de protéger leur dignité et de lutter contre toutes les formes de criminalité et de violations qui menacent leur sécurité et leur stabilité.» Elle a ajouté : « Dans ce contexte, la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée, également connue sous le nom de Convention de Palerme (2000), constitue le principal cadre juridique international consacré à la lutte contre les crimes qui transcendent les frontières nationales. La Convention a établi des règles uniformes de coopération judiciaire et sécuritaire internationale et oblige les États parties à adopter des mesures législatives et réglementaires efficaces, notamment en incriminant la participation à des groupes criminels organisés, en luttant contre le blanchiment d’argent, en protégeant les témoins et les victimes et en renforçant les mécanismes de coopération internationale et de contrôle des frontières. La Convention est liée à trois protocoles contraignants qui traitent spécifiquement de la prévention, de la répression et de la répression de la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants ; de la lutte contre le trafic de migrants ; et de la lutte contre la fabrication et le trafic illicites d’armes à feu. L’adhésion du Liban à cette Convention confirme son engagement international dans la lutte contre la criminalité organisée et sa volonté de développer ses capacités nationales et de renforcer sa coopération avec les États et les organismes internationaux dans les domaines de la lutte contre la traite des êtres humains, le trafic de migrants, la cybercriminalité et les autres activités criminelles transnationales. » Dans son discours, elle a souligné que la traite des êtres humains est l’une des formes les plus dangereuses de criminalité organisée, compte tenu de sa violation directe et grave de la liberté et de la dignité humaines, en particulier pour les femmes et les enfants, plus vulnérables à l’exploitation sexuelle et au travail forcé. La lutte contre ce crime exige une approche globale qui commence par la prévention, la sensibilisation et la détection précoce, inclut la protection des victimes et des témoins, et aboutit à une stricte responsabilisation et à la fin de l’impunité. Nous assistons à une expansion rapide de la cybercriminalité, devenue un outil clé du crime organisé. Elle est utilisée pour la manipulation de l’information, l’extorsion, l’exploitation sexuelle des enfants, le recrutement et même la traite. Le Liban a adopté sa Stratégie nationale de cybersécurité afin de renforcer ses capacités de prévention, de surveillance et de réponse. Il s’agit d’une étape cruciale qui doit s’accompagner d’une sensibilisation de la société, du renforcement des capacités professionnelles et de l’élaboration de politiques garantissant un système de protection numérique cohérent. Face à la montée en puissance de la traite des êtres humains, de la cybercriminalité et du crime organisé, il est urgent d’adopter des approches préventives fondées sur la sensibilisation, le développement de mécanismes de protection et la mise en place d’un cadre juridique clair et efficace garantissant l’accès à la justice, assurant la responsabilité des auteurs et empêchant toute impunité. Cette responsabilité nationale incombe à l’État et à ses institutions, à la société civile et aux partenaires locaux et internationaux, et vise à assurer la protection des citoyens et à renforcer la résilience de la société. L’intégration des efforts de l’État et de la société civile permet de constituer un réseau de protection plus cohérent, renforce les capacités nationales de prévention et d’intervention rapide et contribue à bâtir une société plus résiliente, capable de lutter contre diverses formes de criminalité et de violations. Au cœur de sa mission, l’organisation Justice sans frontières incarne le soutien des institutions étatiques et de la société civile en promouvant le droit d’accès à la justice et en donnant aux individus, notamment aux femmes et aux enfants, les moyens de bénéficier d’un système de protection efficace. Son action se concentre sur les violences sexistes, la traite des êtres humains, les infractions sexuelles, la cybercriminalité, les questions de statut personnel et les cas de naissances non déclarées. Cet objectif est atteint grâce à la contribution au développement d’un environnement juridique protecteur, à la détection précoce des violations et au soutien des victimes tout au long des procédures judiciaires. L’organisation adopte une approche globale fondée sur un dialogue direct avec les groupes les plus vulnérables, la fourniture de conseils juridiques, la sensibilisation à leurs droits, la diffusion de la culture juridique et le renforcement des capacités des organisations de la société civile en matière de prévention et de protection, ainsi que la promotion d’une culture d’accès à la justice. Elle joue également un rôle institutionnel dans l’élaboration de politiques publiques et le renforcement de la coopération avec les ministères, le pouvoir judiciaire, les services de sécurité et les organisations locales et internationales. Ceci garantit un système d’orientation intégré et des partenariats qui contribuent à une meilleure protection et à la fin de l’impunité. Cette réunion, convoquée par Adl Bila Hudud (Justice sans frontières) sous l’égide de la Direction générale des forces de sécurité intérieure, devrait servir de modèle pour la vision intégrée souhaitée entre les institutions officielles et la société civile, et pour une voie fondée sur le renforcement des capacités et des efforts concertés en faveur d’une société plus juste et plus sûre. Elle marque également le début d’une coopération durable avec la Division de liaison internationale et le Bureau central national d’Interpol à Beyrouth.
Dans ce cadre, des formations et des réunions spécialisées seront organisées à l’intention des magistrats, des avocats et des organisations de la société civile sur la criminalité organisée, la traite des êtres humains, la cybercriminalité et la promotion de la coopération internationale. Cette conférence vise à franchir une nouvelle étape vers la mise en place d’un système de protection intégré renforçant la sécurité nationale, garantissant les droits et assurant l’établissement d’un mécanisme efficace de protection des victimes, des témoins et des partenaires internationaux. Elle met fin à l’impunité et encourage une coopération constructive entre l’État et la société civile. Discours du général de brigade Bitar : Je suis honoré que Son Excellence le Directeur général des Forces de sécurité intérieure m’ait demandé de le représenter à cette importante conférence nationale, qui met en lumière une question centrale en matière de sécurité, de police, de justice, de droits humains et d’aide humanitaire. Relever les défis posés par l’évolution du crime organisé, la complexité des circonstances dans lesquelles il est commis et les capacités croissantes des organisations criminelles exige de renforcer la communication, la coopération, la coordination et l’intégration entre les différents acteurs. L’objectif est de mobiliser des ressources, de bâtir des relations de confiance et de sensibiliser et responsabiliser les citoyens pour une société plus sûre. Notre présence ici aujourd’hui témoigne de la volonté collective des secteurs civil, humanitaire, universitaire, sécuritaire, militaire et judiciaire, ainsi que des organisations de défense des droits humains, de soutenir les efforts visant à développer la collaboration institutionnelle afin de réduire les conséquences et les effets du crime organisé sur nos sociétés. Il ne fait aucun doute que l’équilibre entre la lutte efficace contre le crime organisé et le terrorisme et le respect des droits humains est au cœur des priorités des Forces de sécurité intérieure. Aucun effort n’est épargné pour promouvoir et mettre en œuvre cette culture, tant dans les paroles que dans les actes. L’organisation s’efforce de fournir les ressources nécessaires, de mobiliser les énergies et de former le personnel requis pour atteindre cet objectif, malgré des capacités limitées et un contexte sécuritaire complexe. Il est réjouissant de constater que le Bureau central national d’INTERPOL à Beyrouth, dirigé par le directeur général des Forces de sécurité intérieure, le général de division [Nom], s’associe à l’organisation Justice sans frontières pour faire de cet événement une réussite. Il convient de souligner que le Bureau central constitue le lien central et exclusif entre INTERPOL et l’ensemble des forces de l’ordre, institutions, administrations et pouvoirs judiciaires au niveau national. Il joue un rôle essentiel dans le renforcement de la coopération policière internationale avec tous les Bureaux centraux nationaux des États membres et avec le Secrétariat général d’INTERPOL. Il œuvre activement à améliorer l’échange de données, à développer les mécanismes de coordination policière et à contribuer à l’atténuation des effets du crime organisé et de ses conséquences, conformément aux règles et procédures nationales et à celles en vigueur au sein d’INTERPOL. Table ronde : Une table ronde, animée par Mme Shalbian, a suivi, à laquelle a participé le vice-président du Comité de surveillance des dossiers d’INTERPOL, le colonel Dr [Nom], Ont pris la parole : Qamra, la procureure générale à la Cour de cassation, la juge Mirna Kallas, la conseillère en technologies de l’information et de la communication, cybersécurité et intelligence artificielle à la présidence du Conseil des ministres, la docteure Lina Oueidat, et le professeur de droit pénal international à l’Université libanaise, le professeur Jinan Khoury Fakhry.
Émis par la Direction générale des Forces de sécurité intérieure – Division des relations publiques Le communiqué suivant : Dans le cadre des efforts déployés par les Forces de sécurité intérieure pour lutter contre la traite des êtres humains et la facilitation de la prostitution, la Branche des renseignements a obtenu des informations concernant un individu dont l’identité était inconnue, qui retenait des femmes travaillant dans ce domaine et imposait des « taxes illégales » à leurs employeurs. À la suite de ces informations, les unités spécialisées de la Branche ont intensifié leurs efforts sur le terrain et sur le plan technique afin d’identifier et d’arrêter le suspect. À l’issue des investigations et des recherches, son identité a été établie. Il s’agit de : H. Y. (né en 1996, de nationalité libanaise), déjà condamné pour des faits liés à la facilitation de la prostitution et à l’extorsion. Le 02-09-2026, après une surveillance et un suivi minutieux, une patrouille de la Branche des renseignements a procédé à son arrestation dans le secteur de la route de l’Aéroport, alors qu’il se trouvait à bord d’une voiture de location, qui a également été saisie. La personne suivante, qui l’accompagnait, a également été arrêtée : M. S. (né en 1996, de nationalité libanaise) La fouille des deux suspects et du véhicule a permis de saisir un couteau, deux capsules contenant de la cocaïne ainsi qu’une somme d’argent. Lors de son interrogatoire, le premier suspect a reconnu les faits qui lui sont reprochés, à savoir avoir retenu des femmes ainsi que les chauffeurs chargés de les transporter, puis avoir contacté leurs employeurs et exigé d’eux le paiement de sommes d’argent en échange de leur libération. Il a également reconnu avoir tiré sur les véhicules en cas de non-paiement des sommes exigées. Le second détenu a déclaré que sa relation avec le premier se limitait à la consommation de stupéfiants. Les mesures légales nécessaires ont été prises à l’encontre des deux détenus, qui ont été remis, avec les objets saisis, à l’autorité compétente, sur instruction de la justice compétente. Les recherches se poursuivent en vue de l’arrestation des autres personnes impliquées.
2/10/2026
Émis par la Direction générale des Forces de sécurité intérieure – Division des relations publiques Le communiqué suivant : Le 05-05-2026, les corps de A. E. (né en 1984, de nationalité syrienne) et de son épouse, K. H. (née en 1987, de nationalité syrienne), ont été retrouvés à l’intérieur de leur domicile, dans le secteur de Sabra, chacun ayant été atteint par balle. Il s’est avéré qu’un coffre-fort avait été dérobé du domicile après la commission du crime. Immédiatement, les unités spécialisées de la Branche des renseignements ont entamé des opérations sur le terrain et des investigations afin d’élucider les circonstances du crime, d’identifier les personnes impliquées et de procéder à leur arrestation. À l’issue des investigations et des recherches, la Branche a identifié les auteurs du crime, parmi lesquels : A. T. (né en 2006, de nationalité libanaise) A. M. (né en 2008, de nationalité palestinienne) Les 26-06-2026 et 26-08-2026, à la suite d’une surveillance et d’un suivi minutieux, des patrouilles de la Branche ont procédé à leur arrestation dans la banlieue sud de Beyrouth. Le second suspect se cachait dans une chambre d’hôtel, après avoir quitté le camp de Chatila à la suite d’une altercation avec une autre personne, au cours de laquelle cette dernière avait été blessée par balle à la bouche. Lors de leur interrogatoire, les deux suspects ont reconnu les faits qui leur sont reprochés, à savoir leur participation à la surveillance des victimes lors de l’exécution du crime ainsi qu’au vol du coffre-fort. Ils ont indiqué que les auteurs matériels du crime étaient deux autres personnes, qui l’avaient commis à la demande d’un trafiquant de stupéfiants à qui la victime devait une somme d’argent. Les deux détenus, ainsi que les objets saisis, ont été remis à l’unité compétente afin que les mesures légales nécessaires soient prises à leur encontre, sur instruction de la justice compétente. Les recherches se poursuivent en vue de l’arrestation de toutes les personnes impliquées.
1/10/2026
Dans le cadre de la coopération établie entre les Forces de sécurité intérieure et l’Aumônerie générale des prisons, et dans le but de soutenir les détenus et de renforcer leurs compétences, une formation en informatique a été organisée au profit d’un certain nombre de détenus à la prison centrale de Roumieh. À l’issue de la formation, le 25-09-2026, les certificats ont été remis aux participants dans le bâtiment des condamnés, en présence de l’aumônier général de l’Aumônerie, le père Jean Moura, et de l’aumônier régional, le père Nehmehallah Al-Saghbin
30/9/2026
Communiqué de la Direction générale des Forces de sécurité intérieure – Division des relations publiques Le communiqué suivant : Dans le cadre du suivi permanent effectué par les Forces de sécurité intérieure pour lutter contre toutes les formes de criminalité et poursuivre les personnes recherchées dans les différentes régions libanaises, la Branche des renseignements a obtenu des informations faisant état de la présence au Liban d’un ressortissant syrien recherché, impliqué dans le meurtre d’une ressortissante syrienne en Syrie et dans le vol de ses bijoux. Deux de ses complices dans ce crime avaient déjà été arrêtés par les forces de sécurité syriennes en Syrie. Il s’agit de : A. N. (né en 2008, de nationalité syrienne) À la suite de ces informations, les unités spécialisées de la Branche ont entamé des opérations sur le terrain et des investigations afin de déterminer son lieu de résidence au Liban et de procéder à son arrestation. À l’issue des investigations et des recherches, la Branche a réussi à localiser le suspect dans le secteur de Dora. Le 03-09-2026, après une surveillance et un suivi minutieux, une patrouille de la Branche des renseignements a mené une opération ciblée dans le même secteur, au terme de laquelle elle a procédé à son arrestation. Lors de son interrogatoire, en présence d’un représentant de l’Association pour la protection des mineurs, il a reconnu les faits qui lui sont reprochés. Il a déclaré qu’en juin de cette année, il avait reçu un appel d’une de ses connaissances en Syrie l’informant de l’existence, dans la région d’Azaz, dans la campagne d’Alep, d’une maison habitée par un couple de personnes âgées aisées, et lui proposant de la cambrioler. Il s’est alors rendu clandestinement en Syrie, a rencontré ses complices et a planifié avec eux le cambriolage. Ils se sont ensuite rendus au domicile après minuit et y sont entrés en escaladant. Ils s’y sont cachés jusqu’au réveil du mari et son départ du domicile. À ce moment-là, A. N. a poignardé et tué son épouse, puis a dérobé les bijoux qu’elle portait ainsi que l’argent qu’ils ont trouvé. Ils ont ensuite incendié la maison après avoir ouvert une bouteille de gaz, dans le but de dissimuler les traces du crime. Il est ensuite retourné au Liban avec une partie des objets volés et les a vendus dans une bijouterie à Bourj Hammoud pour la somme de 7 500 dollars américains, qu’il a dépensée. Deux jours plus tard, il a appris que deux de ses complices avaient été arrêtés par les forces de sécurité syriennes. Il est dès lors resté au Liban, étant devenu recherché par la justice syrienne. Les mesures légales nécessaires ont été prises à son encontre. Il a été remis à l’autorité compétente, sur instruction de la justice compétente.
30/9/2026