8/10/2026
Afin de renforcer l’efficacité des enquêtes financières parallèles liées aux infractions de blanchiment d’argent, aux poursuites, aux décisions judiciaires et aux confiscations, les travaux de la première journée d’un atelier visant à présenter et à activer les procédures suivies par le Parquet général près la Cour de cassation et la Direction générale des Forces de sécurité intérieure ont débuté aujourd’hui, le 08-10-2026, à l’hôtel Mövenpick – Beyrouth.
L’atelier a été inauguré par le Procureur général près la Cour de cassation, le juge Ahmad Rami Al-Hajj, et le Directeur général des Forces de sécurité intérieure, le général Raed Abdallah, en présence du Secrétaire général de la Commission spéciale d’enquête auprès de la Banque du Liban, M. Abdel Hafiz Mansour, du Président du Conseil supérieur des douanes, le général de brigade Misbah Khalil, de la Directrice générale des douanes, Mme Gracia Kazzi, ainsi que de représentants des services de sécurité, avec la participation d’un grand nombre de juges et d’officiers concernés.
L’atelier a débuté par l’hymne national libanais, suivi de la projection d’un film documentaire sur le placement du Liban sur la liste grise et les mesures prises à cet égard.
Des allocutions ont ensuite été prononcées à cette occasion.
Dans son allocution, le Procureur général près la Cour de cassation a souligné l’importance de cet atelier consacré à l’enquête financière parallèle, estimant qu’il reflète le niveau de coopération et de coordination entre les parquets et les services de sécurité, notamment la Direction générale des Forces de sécurité intérieure, dans la lutte contre le blanchiment d’argent, un crime transnational. Il a salué les progrès réalisés dans la lutte contre cette infraction, soulignant qu’elle est devenue une priorité aux niveaux national, régional et international, et que sa lutte contribue à la stabilité, au renforcement de la crédibilité de l’État et au soutien des efforts du Liban pour sortir de la liste grise.
Il a expliqué que le Parquet général près la Cour de cassation est désormais une référence centrale pour les poursuites liées au blanchiment d’argent et supervise directement les enquêtes financières parallèles relatives aux infractions de trafic de stupéfiants, de financement du terrorisme, de corruption, de traite des êtres humains et autres. Il a également salué le rôle des unités de sécurité spécialisées, notamment le Bureau de lutte contre la criminalité financière et le blanchiment d’argent ainsi que l’Unité de lutte contre le blanchiment d’argent de la Division du renseignement, en coopération avec la Sûreté générale de l’État et les Douanes.
Il a insisté sur la nécessité de surveiller les opérations liées aux monnaies numériques et aux actifs virtuels, proposant la création d’un portefeuille électronique dédié au Parquet général près la Cour de cassation afin de saisir les actifs numériques suspects, en vue de leur confiscation au profit du Trésor public après le prononcé des décisions judiciaires définitives, en s’inspirant de l’expérience égyptienne dans ce domaine.
Il a appelé à renforcer la coopération directe entre les parquets arabes et à compléter la coopération sécuritaire par une coopération judiciaire efficace permettant de suivre les fonds, de les saisir et de les recouvrer. Il a également salué les efforts du Directeur général des Forces de sécurité intérieure, ainsi que ceux des juges, officiers et membres des forces de sécurité pour protéger le Liban et consolider l’État de droit.
De son côté, le général Abdallah, dans son allocution, a exprimé sa reconnaissance pour la large participation à l’atelier et souligné que la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme constitue une responsabilité nationale partagée. Il a salué le partenariat entre les autorités judiciaires, financières, militaires et sécuritaires, ainsi que le soutien apporté par les organismes internationaux et régionaux.
Il a souligné l’importance de l’enquête financière parallèle dans le suivi des fonds, la détection des réseaux criminels et le gel, la saisie et la confiscation des produits du crime, privant ainsi les criminels de leurs gains et protégeant l’économie nationale ainsi que la réputation financière du Liban.
Il a également présenté les mesures prises par les Forces de sécurité intérieure, notamment le développement des capacités des services spécialisés, la formation des enquêteurs, la création d’équipes de travail conjointes, ainsi que le renforcement de la coopération internationale et du partenariat avec le secteur privé. Il a confirmé la poursuite de la mise en œuvre du plan du Groupe d’action financière international (GAFI) afin de permettre au Liban de sortir de la liste grise, appelant à un dialogue ouvert et à l’adoption de recommandations concrètes et applicables.
Dans le même contexte, le Secrétaire général de la Commission spéciale d’enquête a souhaité la bienvenue aux participants à cet atelier consacré au renforcement de l’efficacité des enquêtes financières parallèles, des poursuites et des décisions judiciaires dans les affaires de blanchiment d’argent. Il a salué le soutien du Procureur général près la Cour de cassation et du Directeur général des Forces de sécurité intérieure, ainsi que la coopération entre les autorités judiciaires et sécuritaires.
Il a souligné que la lutte contre le blanchiment d’argent exige de mener une enquête financière parallèlement à l’enquête sur l’infraction sous-jacente, afin de suivre les fonds, d’en déterminer l’origine et les bénéficiaires, tout en accélérant le gel et la saisie des actifs afin d’empêcher leur transfert ou leur dissipation, en vue de leur confiscation.
Il a souligné que le succès des enquêtes ne se mesure pas au nombre d’affaires déférées devant la justice, mais à la capacité de transformer les informations financières en éléments de preuve permettant d’aboutir à des décisions judiciaires et à la confiscation des produits du crime. Il a indiqué que le nombre de poursuites liées au blanchiment d’argent au Liban avait augmenté après le nombre limité de décisions judiciaires rendues entre 2017 et 2021.
Il a également souligné l’importance de cet atelier dans le soutien au plan visant à permettre au Liban de sortir de la liste grise, appelant à examiner les défis pratiques et à renforcer la coopération aux niveaux national et international, afin de développer les capacités du Liban en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme et de respecter ses engagements internationaux.
Il convient de noter que cet atelier se poursuit pendant deux jours, au même endroit.
Émis par la Direction générale des Forces de sécurité intérieure – Division des relations publiques Le communiqué suivant a été publié : Dans le cadre du suivi continu mené par les Forces de sécurité intérieure afin de lutter contre le trafic et la promotion de stupéfiants dans les différentes régions du Liban et d’arrêter les personnes impliquées, la Branche de l’information a obtenu des renseignements selon lesquels des individus inconnus entreposaient des quantités de drogue dans une pièce située à l’entrée du camp de Sabra. Des trafiquants s’y rendaient régulièrement pour récupérer les stupéfiants et les distribuer à leurs clients dans plusieurs secteurs de Beyrouth. À la suite de ces informations, les unités spécialisées de la Branche ont entrepris des opérations de terrain et de renseignement afin d’identifier et d’arrêter les personnes impliquées dans les activités susmentionnées. À l’issue des investigations et des enquêtes, la Branche a réussi à localiser la pièce située à l’entrée du camp et à identifier les suspects, parmi lesquels : A. A. (né en 1996, de nationalité syrienne) A. J. (né en 2001, de nationalité syrienne) Il s’est également avéré que le premier suspect avait des antécédents judiciaires pour des infractions liées aux stupéfiants et pour vol. Le 28-09-2026, à la suite d’une opération de surveillance minutieuse, une patrouille de la Branche de l’information a perquisitionné la pièce en question, située dans le secteur du camp de Sabra, et a arrêté les deux suspects à l’intérieur. La fouille des suspects et de la pièce a permis de saisir une importante quantité de stupéfiants, des contenants de kétamine, des substances de formes et de couleurs diverses préparées en vue de leur distribution, une balance de précision, des sachets et des boîtes en plastique utilisés pour le conditionnement des stupéfiants, des téléphones portables ainsi que d’autres équipements. Lors de leur interrogatoire, les deux suspects ont reconnu les faits qui leur étaient reprochés, admettant qu’ils distribuaient des stupéfiants à un grand nombre de clients contre rémunération, après les avoir récupérés dans la pièce susmentionnée. Leurs activités s’étendaient à plusieurs secteurs de Beyrouth, notamment Cola, la route de l’aéroport et la Cité sportive. Les mesures légales nécessaires ont été prises à leur encontre. Ils ont été remis, avec les objets saisis, à l’autorité compétente, sur instruction de l’autorité judiciaire. Les efforts se poursuivent en vue d’arrêter d’autres personnes impliquées.
28/10/2026
Dans le cadre de la coopération et de la coordination entre la Direction générale des Forces de sécurité intérieure et l’association Dar Al-Amal, cette dernière a organisé, le 20-10-2026, une cérémonie à la prison pour femmes de Tripoli, au cours de laquelle des attestations de formation professionnelle ont été remises à plus de cinquante détenues ayant participé à des formations dans le cadre du projet « Naseej Al-Amal » (« Tisser l’espoir »). Ce projet vise à autonomiser les femmes, à renforcer leurs compétences professionnelles et à leur offrir des possibilités de travail et de production. Une exposition des créations artisanales réalisées par les détenues a également été organisée à cette occasion. La cérémonie s’est déroulée en présence du colonel Ziad Shhaita, commandant du peloton des prisons de Tripoli, représentant le directeur général des Forces de sécurité intérieure, le général de division Raed Abdullah ; de M. Habib Hatem, président de l’association Dar Al-Amal ; de Mme Hiba Kabbani, représentante d’ONU Femmes ; de Mme Mona Issa, travailleuse sociale au sein de l’association Dar Al-Amal et coordinatrice du projet « Naseej Al-Amal » ; de Mme Odile Saad, directrice de la prison ; de Mme Joelle Hanna, représentante de la municipalité de Tripoli ; de Mme Souhair Derbas, représentante du bâtonnier ; de Mme Soha Zouk Ziadé, représentante du Comité des dames de Tripoli ; ainsi que de plusieurs avocats et représentants d’associations. Au cours de la cérémonie, des allocutions ont été prononcées par le colonel Shhaita, M. Hatem, Mme Kabbani et Mme Issa. Les intervenants ont souligné l’importance de la formation professionnelle dans la réhabilitation des détenues et leur autonomisation économique et sociale, le renforcement de leurs capacités et de leur confiance en elles, ainsi que l’accès à des possibilités de travail et de production. Ils ont également insisté sur le rôle de cette formation dans leur réinsertion au sein de la société après leur libération. Plusieurs détenues ayant participé aux formations ont également présenté leurs expériences et les compétences acquises au cours des sessions. Parmi les exemples marquants figure celui d’une détenue qui a formé trente femmes à l’art du crochet, illustrant ainsi l’importance du partage des connaissances et du renforcement de l’esprit d’initiative et de coopération entre les participantes. Le programme comprenait cinq formations dans les domaines de la couture, de la broderie à la main et du crochet. Il s’est achevé par la remise des attestations aux participantes, en reconnaissance de leur engagement et de leur persévérance. Une exposition des produits réalisés dans le cadre du projet « Naseej Al-Amal » a également été organisée. Les participants ont ainsi pu découvrir les créations artisanales des détenues, témoignant de leurs compétences, de leur créativité et de leurs capacités de production. L’accent a également été mis sur l’atelier « Naseej Al-Amal », qui permet aux détenues de mettre en pratique les compétences acquises à travers le travail et la production. Cet atelier contribue à transformer la formation professionnelle en possibilités concrètes d’autonomisation économique, en vue de faciliter leur réinsertion dans la société après leur libération. Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une coopération visant à soutenir les programmes de réhabilitation et de réinsertion au sein des établissements pénitentiaires, ainsi qu’à renforcer les possibilités d’apprentissage et de formation professionnelle, afin d’aider les détenues à développer leurs capacités, à renforcer leur confiance en elles et à se préparer à la vie après leur libération.
28/10/2026
Émis par la Direction générale des Forces de sécurité intérieure – Division des relations publiques Le communiqué suivant a été publié : Dans le cadre du suivi continu mené par le Bureau de lutte contre la cybercriminalité et les atteintes à la propriété intellectuelle, relevant de l’Unité de la police judiciaire, afin de lutter contre les infractions commises par Internet et sur les réseaux sociaux, le Bureau a reçu une plainte déposée auprès de l’autorité judiciaire compétente contre des pages suspectes sur Facebook et TikTok, faisant la promotion de différents types de médicaments et de préparations médicales au moyen de vidéos générées par l’intelligence artificielle. Ces vidéos montraient le plaignant d’une manière laissant faussement croire qu’il faisait la promotion de ces produits. Les produits promus comprenaient des préparations prétendument destinées à traiter les douleurs gastriques et articulaires, les problèmes de prostate et de cœur, à réguler la glycémie et la pression artérielle, ainsi que des stimulants sexuels et des produits amaigrissants. À la suite de cette plainte, le Bureau a entrepris des opérations de suivi et d’investigation. L’une de ses patrouilles a arrêté en flagrant délit deux individus dans le secteur de Selim Salam, alors qu’ils déposaient des dizaines de commandes auprès d’une société de livraison. Il s’agit de : H. S. (né en 2007, de nationalité libanaise) F. T. (né en 2002, de nationalité palestinienne) Une somme de 13 602 dollars américains a été saisie en leur possession. Ils ont indiqué qu’elle provenait de la vente quotidienne de ces produits. Lors de leur interrogatoire, ils ont reconnu avoir procédé au remplissage et au conditionnement des préparations dans un appartement situé à Dbayeh, sous la direction et la supervision d’autres individus. Dans le cadre de l’élargissement de l’enquête, le Bureau a mené une série de perquisitions dans les secteurs de Barbour, à Beyrouth, de Dbayeh, de Choueifat et de Daraya. Ces opérations ont permis d’arrêter plusieurs personnes impliquées et de saisir des milliers de contenants vides et remplis, des quantités de comprimés, dont certains à la composition inconnue, des herbes et diverses substances, ainsi que des presses, du matériel de remplissage et de conditionnement, et des emballages et étiquettes spécifiques aux produits. Il s’est également avéré qu’un appartement à Dbayeh servait à gérer les opérations de marketing en ligne et à recevoir les commandes. Il était en cours d’aménagement pour devenir un centre d’appels (Call Center). Par ailleurs, d’importantes sommes d’argent provenant des ventes étaient transférées à un individu en Turquie. L’enquête a révélé que certains mélanges utilisés ne correspondaient pas aux ingrédients indiqués sur les produits, tandis que d’autres étaient préparés à partir d’herbes d’origine inconnue, conditionnées dans des capsules. Il a également été établi que certains produits présentés comme destinés à soulager les douleurs articulaires étaient des crèmes conditionnées dans des tubes, tandis que certains produits promus comme stimulants sexuels contenaient des mélanges d’épices, de cumin et de gingembre. En outre, certaines substances et certains contenants étaient stockés dans des conditions ne répondant pas aux normes requises. À l’issue des investigations, les individus suivants ont également été arrêtés : M. K. (né en 1996, de nationalité libanaise) M. M. (né en 1994, de nationalité libanaise) S. M. (né en 1979, de nationalité libanaise) Un avis de recherche a également été diffusé à l’encontre d’un individu en fuite. Les opérations se poursuivent afin d’arrêter les autres personnes impliquées, sur instruction de l’autorité judiciaire compétente. Des documents papier contenant les données de milliers de commandes ont été découverts, ce qui indique qu’un grand nombre de citoyens ont acheté ces produits. Le ministère de la Santé publique a été chargé de procéder aux analyses en laboratoire nécessaires sur les comprimés et les préparations saisis, afin d’en déterminer la composition et la nature. En conséquence, la Direction générale des Forces de sécurité intérieure met en garde les citoyens contre l’achat ou l’utilisation de médicaments et de préparations médicales promus sur des pages non fiables des réseaux sociaux. Elle souligne qu’il est impératif de se procurer ces produits exclusivement auprès de pharmacies agréées, afin de préserver leur santé et leur sécurité.
28/10/2026
Émis par la Direction générale des Forces de sécurité intérieure – Division des relations publiques Le communiqué suivant a été publié : À la suite d’une plainte transmise par le parquet général près la cour d’appel du Mont-Liban à la brigade judiciaire de Baabda, relevant de l’Unité de la police judiciaire, concernant une notification judiciaire émise au nom du tribunal de Jdeideh – Première présidence et adressée au directeur d’une banque, au sujet du versement d’une somme d’argent appartenant à plusieurs personnes représentées par l’avocate R. M., il a été établi que la signature figurant au bas de la notification n’était pas celle de la première présidente du tribunal de Jdeideh, ce qui a fait naître des soupçons quant à une éventuelle falsification du document. À la suite de ces éléments, la brigade a ouvert une enquête et convoqué J. H., qui ne s’est pas présenté. Au terme des investigations et des recherches, ses membres ont réussi à localiser l’intéressé dans le secteur d’Adonis et à le conduire auprès de leurs services. Lors de son audition, il a déclaré que son avocate, R. M., lui avait remis la notification et lui avait demandé de la photographier à l’aide de son téléphone portable, tandis qu’elle conservait le document original. Les mesures légales nécessaires ont été prises à son encontre, sur instruction de l’autorité judiciaire compétente. Le 5-10-2026, la brigade a reçu une transmission du parquet général près la cour d’appel du Mont-Liban, comprenant une décision du Conseil de l’Ordre des avocats de Beyrouth autorisant les poursuites à l’encontre de l’avocate R. M. dans le cadre de cette affaire. Le 8-10-2026, après avoir localisé l’intéressée à Beyrouth, les membres de la brigade ont procédé à son arrestation. Lors de son interrogatoire, elle a reconnu avoir rédigé la notification judiciaire et apposé sa signature dans les deux champs réservés au président du tribunal et au chef du greffe. Elle a également admis avoir téléphoné à J. H. en usurpant l’identité de plusieurs juges. Les mesures légales nécessaires ont été prises à son encontre, sur instruction de l’autorité judiciaire compétente.
28/10/2026