L'Ambassadrice de France a visité l'academie des forces de securité internes d'Aramoun pour suivre le developpement de cooperation entre la Police Nationale Francaise et les forces de securité internes

Le 17/11/2020, l’ambassadrice de France au Liban, S.E Mme Anne GRILLO, s’est
rendue à l’Institut des FSI à Aramoun, accompagnée de l’Attaché de Sécurité
Intérieure M. Fabrice GROSSIR et d’une délégation de l’ambassade. S.E Mme
GRILLO fut accueillie par le Directeur Général des Forces de Sécurité Intérieure,
le Général de Division Imad OSMAN, en présence du commandant de l’Institut
des FSI, le Général Ahmad EL-HAJJAR, le commandant de la Police Judiciaire, le
Général Maher EL-HALABI, et des officiers supérieurs.

Cette visite visait à se tenir informé des progrès de la coopération entre la police
française et les Forces de Sécurité Intérieure à travers les sessions de formation, les
dons et les contributions au bénéfice des FSI, notamment l’Institut des FSI, afin de
renforcer la coopération entre la France et le Liban en matière de lutte contre le
terrorisme et le crime organisé.

Le Général de Division Osman, l’ambassadrice GRILLO et la délégation ont
exploré l’Institut et ils furent informés des techniques les plus remarquables
utilisées par les formateurs français, puis la Branche de protection et
d’intervention du DI et la Brigade de Recherche et d’Intervention (BRI) de la
Police judiciaire ont effectué, au sein du village de formation, de multiples
exercices qui furent largement appréciés par les participants.

A cette occasion, plusieurs allocutions furent prononcées dans la salle du Général
de Division Ahmad EL-HAJJ :

Allocution de S.E l’ambassadrice de France au Liban :
Cette visite m’a confirmé l’importance du choix stratégique que nous avons fait
ensemble, en renforçant notre travail au profit de l’Institut des Forces de Sécurité
Intérieure, qui, comme je l’ai remarqué, est une institution primordiale pour le Plan
stratégique des FSI 2018-2022.
L’Institut est en effet notre partenaire dans les activités de formation que la France
mène avec lui, parce que c’est d’ailleurs son rôle, et avec son infrastructure
impressionnante. L’Institut constitue un point de support distingué pour différentes
activités de coopération que nous y entreprenons avec les FSI ou avec diverses
autres directions (Sûreté Générale, police municipale, défense civile, etc.), comme
les sessions de formation sur les dangers nucléaires, radiologiques, biologiques et
chimiques (NRBC) et les sessions de formation cynophiles spécialisées pour la
prévention du COVID-19, etc. Toutes ces actions conjointes contribuent à
maintenir les normes de travail commun et au échange des expériences bénéfiques
pour nos deux pays, qui sont aujourd’hui confrontés, à titre non exhaustif, à des
défis sécuritaires similaires tels que la menace terroriste, le crime organisé et les
risques pour la santé.
En choisissant la France comme partenaire de référence pour former vos forces de
police, vous nous faites une grande confiance. Cependant, nous choisissons aussi le
Liban comme partenaire stratégique. Stratégique, vu que, comme nous l’avons déjà
mentionné, nous partageons avec lui une histoire commune et que nos relations de
coopération pourraient être décrites par une coopération fondatrice pour les
services de police (en référence au Sous-lieutenant Meister fondateur de l’Institut
des FSI). Le Liban est également un partenaire stratégique compte tenu de sa
position dans une région parfois troublée et de l’importance des menaces
communes auxquelles nos citoyens doivent faire face. Nous avons donc un intérêt
commun à relever les défis sécuritaires qui nous obligent à nous renouveler
constamment. Ainsi, dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et du crime
organisé, je voudrais également souligner le travail accompli avec la BRI des FSI,
un service de haut niveau sous la direction du Département de l’Information et de
la Police judiciaire.
Général de Division OSMAN, je suis tout à fait consciente que vous, ainsi que le
Général Maher EL-HALABI, aviez énormément investi dans ce projet, lui donnant
un second souffle afin de développer une BRI au sein de la Police judiciaire. Je
voudrais également profiter de l’occasion pour annoncer que 100 000 euros seront
consacrés pour la lutter anti-terroriste et contre le crime organisé et 435 000 euros
seront consacrés pour la gestion des risques industriels au Liban, dont 365 000
euros pour l’installation d’une plate-forme technique dédiée qui sera rattachée à
l’Institut. Lorsque la France s’engage, elle s’engage concrètement, notamment
envers vous.

Allocution du Général de Division Imad OSMAN :
Je tiens premièrement à vous remercier, Madame l’Ambassadrice, pour nous avoir
honorés de votre première visite opérationnelle à l’Académie d’Aramoun, et à vous
souhaiter la bienvenue dans notre cher pays le Liban dont le destin se croise avec
celui de la France depuis des siècles.
Reprenons ensemble ce que le Général de Gaulle l’a bien dit à Beyrouth le 27
juillet 1941 : « Le peuple libanais est le seul peuple dont jamais le cœur n’a
cessé de battre au rythme du cœur de la France ». La France nous prouve
aujourd’hui encore une fois qu’elle demeure attentive au Liban, aussi bien qu’elle
l’était auparavant toujours à ses côtés, même dans les circonstances les plus
tragiques et les plus difficiles de son histoire. Nous, libanais et Français, nous
sommes tissés par un tissu de relations unique qui nous rassemble autour des
valeurs communes de respect de l’identité de l’autre. Nous pratiquons également et
faisons vivre ensemble, quotidiennement, une relation intense, diverse et plurielle.
Et c’est dans le cadre de cette relation plurielle que la coopération en matière de
sécurité entre nos deux pays respectifs constitue un facteur commun pour un Liban
plus stable, un Liban plus sûr.
En fait, ce partenariat étroit entre le Liban et la France remonte loin dans l’histoire
et se traduit aujourd’hui par des liens robustes qui s’étendent au-delà de la
coopération sécuritaire pour inclure des relations culturelles, économiques,
politiques et autres de haut niveau. Toutefois, cette coopération sécuritaire franco-
libanaise, centrée sur la lutte contre le terrorisme, le crime organisé et la protection
civile, et renforcée par des formations et des dons d’équipements, est
particulièrement unique et même globale.
Quand je mentionne notre coopération, c’est sa nature singulière que je désigne car
elle a contribué à acquérir les connaissances et les compétences françaises par le
biais d’un groupe de professionnels et à les réadapter au système libanais. En outre,
la notion de permanence s’ajoute à cette singularité, parce que les missions de
coopération assurent un échange permanent permettant à nos institutions
d’interagir et d’échanger des informations d’une grande valeur dans des domaines
diverses. Je mentionne, à titre indicatif, les sessions de formation axées sur les
négociations, la surveillance et la lutte contre le terrorisme au bénéfice des groupes
spéciaux comme le SWAT et la BRI de la Police judiciaire et le Bureau de
Recherche et d’Intervention (BRI) au sein du Département de l’Information, et
dont le retour a toujours été positif.
En tant que Directeur Général des Forces de Sécurité Intérieure, je vous assure que
notre institution était et sera toujours au niveau des aspirations nationales et
internationales ; elle a réussi à protéger nos citoyens et à assurer la sécurité sur le
territoire libanais malgré la complexité des menaces et la violence croissante. La
nouvelle stratégie des FSI a été le principal facteur de ce succès national vu qu’elle
favorise les opérations de prévention proactives, maximise l’exploitation des
informations, prioritise la coopération et place le service des citoyens au cœur du
métier de la police.
Pour les années à venir, nos besoins sont multiples, diversifiés et bien définis selon
un plan stratégique quinquennal, où la contribution française sera, comme
d’habitude, la plus généreuse.
Je voudrais remercier la France pour ses investissements privilégies pour le Liban
qui se manifestent à travers les différentes missions et activités développées
annuellement afin de renforcer le travail des FSI libanaises et de soutenir les
autorités dans la construction du Liban de demain.
Je voudrais également remercier le Service de sécurité intérieure de l’ambassade de
France pour son appui et son suivi quotidien des actions accomplies au profit des
Forces de Sécurité Intérieure.
Finalement, je tiens à rendre hommage et à remercier les agents des Forces de
Sécurité Intérieure, tous grades confondus, pour avoir montré l’exemple par leur
dévouement et leur sacrifice dans ces circonstances difficiles que vit notre cher
pays, le Liban.
 

Allocution du Général EL-HAJJAR :
Je voudrais rendre hommage à cette coopération en matière de lutte anti-terroriste,
du crime organisé et de la sécurité civile, notamment les menaces NRBC, où
l’Institut constitue un site de formation unique dédié à cette fin, et un projet
commun libano-français sur lequel nous comptons pour qu’il devienne dans le
futur un centre de formation NRBC distingué tant au niveau national que régional.

Général de Division OSMAN, vous avez toujours soutenu le processus de
développement et de modernisation de l’Institut des FSI, et vous êtes au cœur de
tout changement positif et visionnaire dans notre institution. Je vous promets, au
nom des officiers et des membres de l’Institut, que nous serons toujours à la
hauteur des attentes pour que les unités et les éléments des FSI atteignent le plus
haut niveau de professionnalisme, et ce sera certainement le seul moyen par lequel
nous pourrons servir notre communauté et nos citoyens et leur assurer la sécurité
dans un cadre efficace de partenariat et de confiance mutuelle.
Je voudrais souligner le rôle central que le Service de sécurité intérieure au sein de
l’ambassade de France joue pour assurer les conditions d’une coopération
productive et constructive, sans oublier le travail acharné et efficace que nous
avons accompli avec M. Fabrice GROSSIR dès le premier jour de son arrivée au
Liban en tant que chef du Service de sécurité intérieure à l’ambassade de France. 
En plus de tout ce que j’avais précédemment mentionné dans le domaine de la
coopération, l’Institut prévoit des projets prometteurs pour l’avenir, notamment :
- l’adhésion au Réseau Francopol (Réseau international francophone de
formation policière), qui permettra à l’Académie d’accéder à une plateforme
riche en connaissances policières francophones, et d’échanger les
connaissances mutuelles avec les différents membres de ce réseau.
- le projet de partenariat avec DCRFPN: Direction centrale de recrutement et
de la formation de la police nationale, qui assurera des échanges
d’expériences et de connaissances avec toutes les entités chargées de la
formation de la police en France d’une manière flexible et
exceptionnellement compétente.
- le partenariat entre l’Institut des FSI et l’Ecole Nationale Supérieure de la
Police française (ENSP), afin d’assurer aux officiers supérieurs de notre
institution un échange professionnel dans le domaine de la planification et la
gestion stratégique.
- Un autre projet d’une importance capitale, en collaboration avec la Faculté
de droit de l’Université Jean Moulin et l’ENSP, est également censé être mis
en place afin de permettre aux capitaines nommés pour accéder au grade de
commandant au sein des FSI de recevoir une maîtrise en matière de sécurité
intérieure. La Francophonie demeure également au centre de nos
préoccupations, puisque nous assurons chaque année à nos officiers et nos
membres des formations en matière de la langue française en tant que langue
étrangère.
Durant la réunion tenue à la salle du Général de Division Ahmad EL-HAJJAR, le
Capitaine Hamza Haidar AHMAD a fait une présentation PowerPoint sur le
développement de la formation à l’Institut et les étapes de développement et de
modernisation poursuivies par les FSI dans le cadre du plan stratégique 2018-2022.

المزيد
footer_triangle حقوق النشر والطبع © 2021 المديرية العامة لقوى الأمن الداخلي. جميع الحقوق محفوظة.