, une conférence relative aux « Procédures de traitement et d’enquête concernant les crimes de traite d’êtres humains et d’agression sexuelle et le soutien offert aux victimes »

Sous le patronage du Directeur Général des FSI, Général de Division Imad OSMAN, représenté par le premier adjoint au commandant de l’Institut des FSI Général Marcelino FARAH, la Direction Générale des FSI a organisé le 09/10/2018, en coopération avec l’ONG « Abaad » et avec le soutien de l’ambassade hollandaise au Liban, une conférence au sein de l’Académie d’Aramoun relative aux « Procédures de traitement et d’enquête concernant les crimes de traite d’êtres humains et d’agression sexuelle et le soutien offert aux victimes ». Durant la conférence, des diplômes furent remis aux officiers formés à ce sujet. Par ailleurs, un module interactif de formation des formateurs sur les crimes de traite d’êtres humains et d’agression sexuelle au Liban y fut lancé pour les membres des FSI.

Ont assisté à cette conférence, le ministre d’Etat pour les affaires de la Femme M. Jean OGHASSAPIAN, l’ambassadeur du royaume de Hollande au Liban SE M. Jan WALTMANS, le Directeur Général du ministère de l’Information M. Hassan FALHA, des représentants des ministères concernés, du commandement de l’armée libanaise, des institutions sécuritaires et de la Défense civile, des juges, des représentants des organisations non-gouvernementales et des organisations de la société civile et internationale et un nombre des officiers des FSI.

La conférence fut inaugurée par l’hymne national libanais suivi de l’allocution de l’organisateur de la cérémonie Colonel Elie EL-ASMAR qui a souhaité la bienvenue à l’audience tout en indiquant que la Direction Générale des FSI, partant de sa vision anticipative basée sur l’évaluation des besoins et dans le cadre de son engagement à combattre les crimes de traite d’êtres humains et d’agression sexuelle, notamment ceux commis à l’égard des femmes et des enfants, et d’assurer un appui aux victimes, a développé, en coopération avec l’ONG Abaad, ces procédures opérationnelles communes après sollicitation de l’avis technique du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés et de l’UNICEF, et a indiqué que cette coopération est le fruit d’un outil réaliste et efficace pour le traitement des victimes de la traite d’êtres humains et d’agression sexuelle portant sur un système englobant la fourniture de soins médicaux, d’appui psychologique et social et d’un abri temporaire et sûr.

Ensuite, la directrice de l’ONG Abaad Mme Guida ANANI prononça l’allocution de l’ONG dont les principaux points ont porté sur ce qui suit :

« La sécurité pour ta sécurité, slogan que nous avons adopté avec l’institution sécuritaire depuis plus de deux ans…il fut adopté comme une vision et un objectif pour confirmer le rôle naturel que jouent les membres des FSI quant à la répression et la lutte contre les crimes de violence commis à l’égard des filles et des femmes au Liban. Avec le temps, ce slogan s’est transformé en un outil pratique de sauvetage. Il est le fruit d’un travail accumulé dont la résultante est le renforcement de la protection assurée aux femmes victimes de crimes de violence, notamment la violence sexuelle, et l’opérationnalisation du système sécuritaire concernant ce rôle primordial d’une manière technique, spécialisée et durable ».

Ensuite une vidéo sur la participation à une activité de sensibilisation visant à lancer la note commune fut diffusée. Cette dernière a visionné la tournée des motocyclistes du club Harley Davidson pour les femmes et celle des motocyclistes des FSI.

Par ailleurs, l’allocution de l’organisation UNICEF fut prononcée par Mme Johanna ERIKSON.

Le discours du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) fut prononcé par Mme Rita KEVORKIAN :

« La violence exercée contre la femme, les adolescentes et les enfants demeure toujours l’une des questions que le Liban affronte aujourd’hui. L’exploitation sexuelle et le trafic d’êtres humains est l’un des premiers crimes qui sont  signalés. Ceci est soumis à la responsabilité personnelle pour la dissuasion et la protection des femmes, des filles et des enfants obligés à faire l’objet de traite d’êtres humains et celles qui sont victimes d’agressions sexuelles. Cependant, elles ne devront pas être seules tenues responsables de la nécessite de réagir. Nous devons en même temps leur fournir le support et les moyens nécessaires pour accomplir les devoirs conformément aux pratiques des normes internationales et aux principes de droits de l’homme sans oublier les moyens de protection des survivantes de la violence sexuelle tout en ayant recours à une approche centrale basée sur les témoignages des survivantes ».

Discours de l’ambassadeur des Pays-Bas :

« Le Liban a déployé des efforts gigantesques pour développer la situation des droits de l’homme dans le pays, notamment en ce qui concerne la torture et les autres traitements inhumains à partir du transfert de l’administration des prisons au ministère de la Justice jusqu’à la création en 2012 d’un comité contre la torture et les autres pratiques inhumaines dans les centres pénitentiaires et plus récemment le soutien principal assuré pour l’exécution des décisions de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants émanant du Comité des Nations Unies contre la torture. Plus particulièrement, le Parlement libanais a adopté la loi portant organisation du travail du Comité des droits de l’homme et le Comité de prévention de la torture. Le mécanisme peut avoir un effet exécutif quant aux victimes des violations afin d’augmenter le nombre des violations de la loi comme la torture et de soumettre des réclamations. Pour rendre ce mécanisme efficace, il est nécessaire de dynamiser les efforts de toutes les parties prenantes, notamment les FSI. Je suis heureux de réaliser que d’énormes efforts sont déployés dans le cadre des normes d’interaction et d’investigation sur les crimes de traite d’êtres humains et d’agression sexuelle et les normes concernant le soutien assuré aux victimes ayant survécus à de tels crimes. Les Pays-Bas soutiennent cette initiative ainsi que d’autres initiatives telles que les investigations criminelles qui développent la capacité des FSI pour agir conformément aux normes internationales. Le Liban est connu par sa ferme volonté de préserver la protection des droits de l’homme et les libertés essentielles malgré la situation difficile que connaissent la région et le pays. Cependant, la question de torture affronte toujours certains défis ».

Ensuite, le ministre de l’Etat pour les affaires de la femme M. Jean OGHASSAPIAN a prononcé également un discours en ce sens.

 

Discours du Général de Division Imad OSMAN prononcé par le Général Marcelino FARAH :

« C’est en avançant avec tant de résolution et en faisait preuve d’efforts inlassables et d’un suivi rigoureux accompagné du sens de responsabilité, que nous avons recherché, en partant des réalisations précédentes, un partenariat réel qui jetterait les bases d’une nouvelle phase dans l’espoir de réaliser les aspirations visant à instaurer la justice, l’égalité et la sécurité des citoyens tous confondus. De là, et dans le cadre de l’engagement de la Direction Générale des FSI à lutter contre les crimes de traite d’êtres humains et d’agression sexuelle, notamment ceux commis contre les femmes et les enfants, et à assurer un soutien aux victimes, et en coopération avec les organisations de la société civile, en premier lieu l’ONG Abaad, et à travers les expertises juridiques et techniques, nous avons pu tracer les grandes lignes des défis permanents qui menacent la sécurité des citoyens ainsi que celles des solutions qui coupent le chemin devant tout fléau social qui pourrait se transformer en un crime ayant des conséquences indésirables sur la société, les familles et les individus. C’est une équipe de travail complète et intégrée formée de membres spécialisés des institutions sécuritaires et de la société civile en coopération avec des experts techniques internationaux du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et de l’UNICEF. Ce partenariat a abouti à l’émission de la note commune no 339/204D4 du 25/09/2017 portant création de ce partenariat efficace et visant à la répartition de nos tâches tout en accordant une importance au côté humain des victimes de crimes de trafic d’êtres humains et d’agression sexuelle et à renforcer leur confiance en la justice laquelle nous aspirons à instaurer dans tous les domaines du travail policier sécuritaire et dans les institutions concernées. Par conséquent, en partant de la même vision, nous avons étudié la possibilité d’appliquer un plan stratégique qui dynamise le travail des unités des FSI, chacune selon sa spécialisation, et c’est ainsi que vit le jour le plan stratégique quinquennal des FSI 2018-2022 visant à développer le partenariat avec la société civile, à aboutir à une société plus sûre et à protéger les droits de l’homme en préservant les libertés et maximisant le niveau de lutte contre la criminalité à travers le développement des capacités humaines. Nos travaux, nos efforts et notre persévérance ne datent pas d’aujourd’hui. Mais, c’est une vision qui était et qui restera basée sur le principe de la justice et de l’égalité, la promotion d’une culture de sensibilisation et la prise en charge honnête et morale des responsabilités et l’évaluation du volume des dangers menaçant notre société en tenant compte du développement remarquable des défis sécuritaires qui seront fermement affrontés afin de réaliser les aspirations positives de tous. La réalisation des objectifs attendus serait difficile en l’absence d’une coopération avec les parties intéressées par les droits de l’homme et les acteurs travaillant sur le terrain tant au niveau national qu’au niveau international telles que les associations et les organisations ».  

 

Après la présentation d’Info Graphics sur la note commune et la remise de décorations commémoratives par l’ONG Abaad au Directeur Général des FSI Général de Division OSMAN, au commandant de l’Institut des FSI Général Ahmed EL-HAJJAR et aux officiers et formateurs, les modules de formation furent distribués aux participants. Enfin, un cocktail fut célébré à cette occasion.     

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